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Amb. Claver Gatete, Ministre des Finances

 

11/01/2018, Emmanuel Senga

@sebusenga

Ce court  article date de 2016. J’y avais réagi. Depuis qu’est-ce qui a changé? Au Rwanda, assistons-nous à un redressement économique ou plutôt à un enfoncement tout droit vers son anéantissement? Le Rwanda continue de s’endetter de plus en plus, malgré une annulation de dette effectuée sur promesse de ne plus recourir à l’achat des armes. Mais Kagame peut-il se sentir à l’aise sans armes de pointe? Lisez ce court article et ma réaction.

Le Rwanda sollicite le Fonds Monétaire International pour soutenir sa couverture extérieure.

(Agence Ecofin) – Le ministre rwandais des finances, Claver Gatete, a indiqué vendredi 29 avril 2016, qu’il avait entamé des discussions avec le FMI, en vue d’obtenir un crédit de précaution de court terme. La facilité devrait permettre au pays de se protéger contre une baisse probable de ses réserves de change dans le futur.

« Notre situation est encore normale, car nos réserves peuvent encore couvrir 4 mois d’importations » a expliqué M. Gatete, sans donner plus de détails sur le montant sollicité auprès du FMI.

Le budget de l’exercice 2016/2017 a été proposé à 1949 milliards de francs rwandais dont 1182 collectés sur le plan domestique. Le pays aura donc encore besoin d’appuis extérieurs de 767 milliards de francs rwandais (environ 1 milliard $) pour soutenir son déficit budgétaire.

Le Rwanda envisage par ailleurs d’effectuer des dépenses publiques supplémentaires, afin d’inverser la courbe de sa balance extérieure. 45 milliards de Francs Rwandais (58 millions $) ont été proposés à cet effet dans le cadre de la loi des finances 2016/2017 qui sera soumise au parlement. Par ailleurs, un montant total de 224,7 milliards de francs rwandais (288 millions $), ont été proposés pour l’amélioration du cadre des affaires, notamment pour ce qui est des transports, l’accès à l’énergie et à l’eau potable.

Emmanuel Senga ·

C’est de l’habillage politique. Le Pays est aux abois, il n’exporte plus rien; au contraire il dépense sans compter; sa balance commerciale est suffisamment déficitaire et pour longtemps. Pour son redressement économique, le Pays a besoin de vraies mesures draconiennes qui puissent inverser le cours des événements. Au lieu de faire croire au monde entier que l’économie ne fait que croître exponentiellement, tout en maquillant la réalité des chiffres, plutôt admettre que le Pays est mal géré par des individus égoistes, qui ne pensent pas au bien-être de sa population, car tout est fait pour opprimer ce même peuple, lui enlever tout espoir du lendemain meilleur, en obstruant son horizon avec des politiques d’exploitation de la masse; par un truquage des exportations de matières souvent inexistantes ou carrément volées ailleurs. Il est grand temps que le Fond Monétaire International exige du Rwanda des réformes nécessaires à faire avant ce prêt salutaire, notamment en pensant à la compression d’une armée grosse de 150.000 à 200.000 hommes pour une population de 11.000.000 d’âmes, avec plus de 40 Généraux, sans compter un nombre effrayant de haut gradés, avec ce que cela suggère de salaires et avantages y afférents; des Institutions tel que le Parlement inefficace, mais combien budgétivore si on tienne en compte leurs hauts salaires et avantages; d’autres Institutions de fumée pour attirer la sympathie de l’Occident sans efficacité réelle en termes de rendements, tel que le Kigali Convention Center, construit à plus de 400 millions de dollars [de prêt], une flotte aérienne, surnommée Rwanda Air, budgétivore et agonisante à la naissance, la construction de l’aéroport de Bugesera; le Parti-Etat FPR plus riche que l’Etat avec sa marque de compagnie « Cristal Ventures », qui fait du commerce et conduit des affaires sous différents noms; des prisons mouroirs remplis de gens pour leurs opinions démocratiques, des inégalités au sein de la population suivant des caractères maffieux et hégémoniques, bref le Rwanda doit changer et au besoin changer de gouvernance, car la laisser telle quelle ne servira à rien. Il faut des changements de fonds dans tous les sens. Octroyer ce crédit du FMI sans réels changements, revient à continuer à enrichir les mêmes individus qui ne pensent qu’à s’enrichir encore davantage, au détriment du peuple rwandais, car toute l’hiérarchie de l’Etat est gangrénée, des individus corrompus y ont élu domicile.