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17/05/2018, La Rédaction

La semaine prochaine, plusieurs personnalités, surtout du domaine technologique, sont au rendez-vous à Paris pour une réunion « Tech for Good » et le salon « VivaTech ». Seront aussi présents, quelques acteurs africains, dont le président rwandais, Paul Kagame. Sans aucun doute, les Présidents français et rwandais se retrouveront en marge de cette réunion, pour évoquer la situation des relations diplomatiques entre le Rwanda et la France, qui sont actuellement au point mort.

Info AFP

Emmanuel Macron recevra à l’Elysée le 23 mai le PDG de Facebook Mark Zuckerberg ainsi qu’une cinquantaine de dirigeants de grandes entreprises du numérique, investisseurs et intellectuels, pour une réunion baptisée « Tech for Good » (mettre la technologie au service du bien commun), a indiqué mercredi l’Elysée.

Mark Zuckerberg, le cofondateur de Facebook

Mark Zuckerberg se rendra à l’Elysée dans le cadre d’un déplacement en Europe, au cours duquel il s’exprimera à Bruxelles devant des eurodéputés pour s’expliquer sur le scandale lié au pillage des données des utilisateurs par la société britannique Cambridge Analytica, accusée d’avoir manipulé les électeurs pendant la présidentielle américaine.

La réunion « Tech for Good », organisée en pleine montée des critiques contre les géants d’internet sur le pillage des données, les fausses nouvelles ou l’évasion fiscale, devrait déboucher sur des annonces d’investissements en France ainsi que des recommandations au gouvernement, selon la même source.

Elle précédera l’ouverture du salon VivaTech, qui rassemble la fine fleur des entreprises technologiques du 24 au 26 mai à la Porte de Versailles. Le président de la République doit prononcer le 24 mai une allocution avant de s’envoler pour la Russie.

« Tech for Good » rassemblera, outre Mark Zuckerberg, Virginia Rometty (IBM), Bill McDermott (DG de SAP), Satya Nadella (DG de Microsoft), Young K. Sohn (président de Samsung), Dara Khosrowshahi (PDG d’Uber), Brian Krzanich (PDG d’Intel), Alexander Karp (PDG de Palantir) ainsi que des intellectuels et des acteurs publics ou philanthropiques dont John Kerry pour la fondation Carnegie et Jimmy Wales (Wikipedia).

Emmanuel Macron et Paul Kagame en Inde, 11 mars 2018

Côté français, seront présents les dirigeants de La Poste, SNCF, RATP, Sanofi, BNP, Thalès. Plusieurs acteurs africains sont également conviés pour marquer l’importance du développement technologique du continent, dont le président du Rwanda Paul Kagame. Sans aucun doute, les Présidents français et rwandais se retrouveront en marge de cette réunion, pour évoquer la situation des relations diplomatiques entre le Rwanda et la France, qui sont actuellement au point mort.

Après le déjeûner, des ateliers avec des ministres se dérouleront à l’hôtel Bristol tout proche sur l’avenir du travail, l’éducation et la diversité. Le Premier ministre Edouard Philippe présentera le soir même les résultats des travaux.

Ils visent à donner un aspect plus sociétal au salon VivaTech où le chef de l’Etat devrait aborder largement le thème de l’inclusion, pour que personne ne soit laissé en dehors de développement numérique, a indiqué l’Elysée.

Face à des acteurs aussi puissants que Facebook, qui ont un impact sur la vie quotidienne des Français, ou qui ont comme Uber un comportement jugé prédateur sur leur secteur, « le président cherche à initier un dialogue, avoir des discussions parfois franches, directes, parler de la régulation ou de la gouvernance internationale. Les entreprises sentent que dans l’atmosphère actuelle, elles n’ont pas autres choix que d’avoir une discussion avec le gouvernement », expliquent les conseillers.

Les entreprises sont très désireuses de rencontrer Emmanuel Macron, soulignent-ils. « Elle doivent défendre leurs réputation et cherchent des interlocuteurs qui ne seraient pas hostiles. La France est en pointe dans la bataille pour les taxer mais accueille volontiers les investissements », relèvent-ils.

Ce mini-sommet, similaire à Choose France organisé par l’Elysée à Versailles à la veille de Davos, aura lieu deux jours seulement avant l’entrée en vigueur du règlement européen sur la protection des données (RGPD) qui oblige les groupes internet à aménager leurs conditions d’utilisation pour les Européens, et souvent de facto pour le monde entier.