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31/05/2018, Déo Kabano

Pour bon nombre d’observateurs averés, la technologie n’est plus un outil destiné à apporter le changement, elle est plutôt devenue un pouvoir de changement, c’est le future. En effet, les grandes entreprises et les gouvernements d’aujourd’hui fournissent plus efforts à creuser les stratégies et établir des lois dans le but de faire de la technologie la pièce maîtresse de tout contrôle de pouvoir sur le marché pour ce qui est des entreprises, et quant au gouvernements, elle est un moyen de façonner de consolider, de contrôler la démocratie ,la gouvernance et l’engagement civique . pour illustrer tout ceci, je vous donne l’example de facebook qui ne considère plus ces modèles commerciaux comme un centre de revenus, bien qu’ils en sont un, mais beaucoup plus comme un centre de pouvoir utile dans la concurence féroce avec d’autres modèles dintercommunication planétaire.

Du coté du gouvernement, la biométrie n’est plus seulement un moyen de vous identifier, elle est aussi utilisée pour vous empêcher d’accéder à certaines informations tenues secrétes, elle peut aussi etre utilisée pour contrôler les mouvements des citoyens, et aussi anticiper certaines actions qui n’entrent pas dans ses centres d’intérêts, comme contrôler votre vote, en témoigne l’exemple récent d’implication de cambridge anlytica dans les élections au Kenya, ou encore les Etats unis avec la manipulation des sondages. Nous pouvons aussi prendre lˊexemple de Google Drive qui n’est plus seulement un moteur de stockage de vos emails et de gestion de vos données, mais aussi un réseau disponible et accessibles des entreprises et gouvernements.

Pendant ce temps, force est de constater que la société civile est quant à elle, toujours concentrée sur la façon d’utiliser la technlogie pour faire plus de choses, améliorer leur prestation de services et augmenter leur accès à leur société cible. Elle n’a pas encore constaté que la technologie si elle est bien etudiée peut etre aussi un pouvoir pouvant permettre de faire la balance des pouvoirs entre les intérêts des gouvernements et les souhaits et besoins réels du peuple. L’heure doit donc être au réveil pour la société civile car les gouvernements et les entreprises ont une marge d’avance, parce qu’ils ont compris que sans la technologie ils perdraient le contrôle de l’avenir. La technologie c’est le pouvoir, et personne ne veut céder le pouvoir.

Nous savons malheureusement tous que tout changement n’est pas synonyme du bien être des peuples, le cas du Rwanda en est un des exemples les plus éloquents au monde. En effet, le président rwandais, Paul Kagame qui, je le concède, a le mérite d’être l’un des criminels les plus éminents au monde encore au pouvoir et un menteur et manipulateur hors pair, chante à tout bout de champ que la téchnologie est l’avenir de l’Afrique, ce qui est certes vrai, mais ce que beaucoup de Rwandais ignorent, c’est que ce pseudo champion de la technologie, au lieu de l’utiliser pour leur donner des opportunités d’emplois, il en a plutôt fait un moyen utile de les espionner, les contrôler, et les oppresser autant que faire se peut,dans le seul et unique but de les empêcher de sˊaffranchir. Le comble étant que tout cela se fait en dilapidant le peu de moyen dont le pays dispose issu de nos impôts.

Face à cette ignomnie d’utilisation de la technologie par le dictateur rwandais pour se maintenir au pouvoir, la société civile se doit de se mettre au diapason des technologies modernes et inventer elle aussi des nouvelles stratégies pouvant permettre d’apporter du vrai changement au sein de la société. Nous avons la chance au Rwanda d’avoir un nombre important de citoyens qui ont accès à des cellulaires, c’est un bon point de départ si l’on y réflechit bien.

Je terminerais en disant que la quintescence d’une vraie approche de changement de notre Rwanda qui est en quête de la paix depuis belle lurette, dépendra en partie de lutilisation efficace de la technologie, comme moyen de communication d’une part, mais surtout comme pouvoir de changement dˊautre part . A bon entendeur salut