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11 octobre 2017, par Sputniknews

Le FPR de Paul Kagamé, soutenu par la CIA, serait, selon la presse britannique, à l’origine de l’assassinat du président rwandais, le 4 avril 1994, l’étincelle qui a déclenché le génocide. Sputnik revient sur cette histoire complexe qui mine toujours les relations franco-rwandaises, avec notamment le colonel Hogard, présent à Kigali en 1994.

Rwanda, qui sont les responsables? Un article du Guardian intitulé «America’s secret role in the Rwandan genocide» a suscité la polémique et soulevé des vagues au Rwanda. Au lieu de «l’habituelle» implication française, ce sont en effet les États-Unis qui sont pointés du doigt dans le rôle sur le déclenchement du génocide rwandais de 1994.

Selon Jacques Hogard, présent au Rwanda dès juin 1994, Paul Kagamé, ancien élève de l’École de guerre de Fort Leavenworth (Kansas) et «soutenu par le clan Clinton et notamment par Madeleine Albright depuis toujours», a accédé au pouvoir à Kigali après plusieurs années de guerre civile. Spécialiste de l’Afrique, fondatrice et directrice d’Iveris, l’Institut de veille et d’Études des relations internationales et stratégiques, un think tank dédié aux relations internationales, Leslie Varenne estime, elle aussi, que les États-Unis soutenaient déjà Paul Kagamé:

«Le FPR, donc l’armée de Kagamé, a été armé en Ouganda, l’Ouganda est quand même un pays, pré carré américain. Les armes arrivaient à Kagamé par l’Ouganda, la base arrière du FPR était en Ouganda, bien sûr que l’implication des Américains est très importante. À ce moment-là, ils voulaient remettre les pieds en Afrique, ils voulaient aussi se débarrasser de Mobutu [ancien dictateur du Zaïre] qu’ils avaient mis au pouvoir, mais ils n’en voulaient plus, donc ça a été le début de l’arrivée des Américains en Afrique.»